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Cabinet d’éthikmologie

Nous écrivons pour vous (Robin Birgé), nous vous relisons (Jordan Guiz), et construisons vos sites internet.

Nous vous proposons, pour nous rencontrer, de faire un premier choix (heureusement réversible).

Solution éthique n°1.1

Ne perdez pas votre temps, surfez légèrement sur le site pratique et efficace.
Un clic très simple ici, ici ou encore ici*.
Gardez-vous surtout de perdre vos habitudes.
Idéale aussi pour un lecteur pressé à la recherche d’un devis rapide.

Préférence éthique sans numéro

Nous vous invitons avant tout à troquer votre planche de surf bien trop glabre, droite et rapide, contre un beau panda roux (Firefox, pour ceux qui malheureusement très peu nareux préfèrent les pommes déjà pré-croquées) afin de pourquoi pas faire des vagues plus critiques en cliquant sur l’interrupteur situé à votre gauche. Attention de bien vous sécher les mains avant de toucher l’interrupteur au risque de vous électrocuter, il est totalement factice.


NB. Si l’interrupteur est cassé, c’est certainement que vous chassez le panda en Safari ou iPhone des domaines de Apple ou Microsoft, ou dans d’autres chasses gardées propriétaires bien trop à la mode. Préférez la liberté pour vous rendre curieux de notre cabinet.

*oui, car vous n’y arriverez certainement pas par là.

Cliquez ici

L’éthikmologie, un néologisme qui désigne notre discipline, le travail des raisons des choix des mots, leur discussion éthique.
Robin Birgé, éthikmologue ou écrivain public et conseiller scientifique, écrit pour vous et apporte un regard critique dans la mise en scène de vos projets.
Jordan Guiz, éthikmographe ou relecteur - "correcteur" - critique, travaille à la cohérence de votre discours, relit votre orthographe, grammaire et syntaxe.

Nous aurions pu nous présenter comme "experts[1] scientifiques très objectifs et littéraires", "relecteurs de manuscrits en tout genre, du CV au roman policier, du mémoire de biologie à la thèse en philosophie des sciences", "secrétaires de rédaction" ou encore comme "cabinet[2] de consulting[3]". Nous pourrions qualifier nostre services travail[4], qui est plus un effort de création[5] qu’un métier, plus un dialogue qu’un service, de "conseil toujours aussi objectif en tout et n’importe quoi", de "correction[6] et commentation[7] langagière", d’ "accompagnement et soutien de projets[8]", de "médiation ou vulgarisation scientifique", d’ "aide à la ’co-’ écriture en tout genre" ou même de "coaching[9] en écriture", car nous nous sentirions l’âme d’ "incubateurs de brainstormeurs[10]"… Mais ce n’est pas le cas – comme l’indique notre usage (un peu espiègle) du conditionnel –, et si nous avons commencé par dresser cette liste, c’est que nous vous proposons bien quelque chose qui n’est pas sans lien avec de l'écriture (nous écrivons pour vous), de la relecture (nous vous relisons), du commentaire critique de textes (nous vous conseillons), de la médiation scientifique.
Et en même temps, nous n’aimons pas spécialement les listes et nous sommes convaincus que la manière singulière d’appréhender notre travail change tout : la culture entrepreneuriale et managériale n’est décidément pas à notre goût[11]. Après avoir passé beaucoup de temps à relire nos travaux respectifs et à contribuer à ceux des autres, nous avons cultivé un art singulier de la compréhension et de la discussion critique. "Critique" est à entendre ici dans au moins deux des nombreux sens pouvant lui être prêtés : celui d’un examen méthodique et exigeant (ce qu’il y a de meilleur, l’élite[12]), et celui d’un jugement émis dans un but d’amélioration. C’est ce que nous vous offrons ici : co-construire – l’élite ensemble : co-élitaire[13] (plus qu’accompagner) vos projets en vous proposant non pas une autorité scientifique, mais "un point de vue scientifique sur des objets qui peuvent l’être mais ne le sont pas forcément. Par "scientifique[14]" nous n’entendons pas que notre regard est objectif ou qu’il fait autorité (quand bien même il ferait autorité, ce n’est pas ce que nous visons), mais que nous travaillons de manière collective, en proposant des énoncés qui sont soumis à votre critique ou en réponse aux vôtres dans le but d’améliorer la connaissance produite".

Nous avons pris pour habitude de travailler sur les normes explicites et implicites, de comprendre ces règles pour parfois les contourner, sans pour autant y déroger. Une des premières normes à suivre étant celle de la langue, nous nous assurons bien sûr que votre texte – que nous considérons, ainsi que son étymologie le suggère, comme un tissu que les motifs construisent de part en part et qui, pour filer l’image couturière et stylistique, paraît tel un habit non habituel dont les lisières du tissu peuvent être regardées comme faisant partie d’une totalité où les accessoires, même ce genre de "trop longues" digressions, doivent être compris comme signifiants, comme constructeurs d’une composition épaisse et chargée – respecte les règles orthographiques, grammaticales et syntaxiques actuellement en vigueur[15]. Mais nous ne souhaitons pas que notre travail se limite à celui d’un logiciel de correction automatique, et nous attachons une grande importance à la mise en forme du propos ainsi qu’à sa dramaturgie, à savoir la manière de raconter votre histoire (qui pourrait être la nôtre si vous nous le demandez) sur des supports aussi variés qu’un mémoire en écologie – l’exemple étant loin d’être anodin, car nous avons un cursus universitaire cumulé de 15 ans en écologie/biologie[16], un scénario de film de science-fiction – et nous ne disons pas ça uniquement parce que nous avons en effet des travaux de dramaturgie et de science derrière nous, dont certains cumulant les deux, non, c’est aussi que nous pensons ce style comme particulièrement heuristique intéressant[17] pour parler du monde – ou une thèse en anthropologie presque 30 années d’université cumulées, Licence/Master/Doctorat en croisant biologie, sociologie et philosophie des sciences ; l’interdisciplinarité c’est notre "truc", ou en tout cas nous avons l’habitude de naviguer parmi les disciplines instituées.
Nous pouvons également concevoir des "supports de vulgarisation" scientifique en tout genre, notamment la mise en débat d’un sujet particulier ou de la "médiation de controverses" en sciences expérimentales ou en sciences humaines et sociales[18]. Nous mettons de la distance par les guillemets avec les termes de vulgarisation et de médiation car ils connotent une certaine vision de la science qui n’est pas la nôtre, à savoir une science vraie, la seule et l’unique, absolue, qu’il s’agirait alors de simplifier par la vulgarisation – le rôle du spécialiste devenu médiateur – pour la transmettre aux profanes non-scientifiques. Nous pensons au contraire que pour mettre des connaissances scientifiques en débat, il faut considérer le "médiateur" comme donnant un point de vue sur d’autres points de vue scientifiques.
Nous ne garantissons pas que nous accepterons de travailler sur tous les projets qui nous seront proposés. Notre choix s’appuie sur des critères on ne peut plus arbitraires subjectifs singuliers[19] : que la problématique nous séduise, notamment par son engagement sur le monde (nous préférerons toujours une envie de changer le monde positivement à celles qui cherchent à le conserver tel qu’il est ou à l’enlaidir), et que nous vous ayons convaincu de l’intérêt de travailler avec nous. Qui peut prétendre être bon en tout ? Certainement pas nous ! Bien sûr[20], nous avons ce que d’aucuns appelleraient des "domaines d’expertise", à savoir des disciplines pour lesquelles nous pourrions prétendre à être reconnus comme experts du fait de nos diplômes[21] et de nos travaux. Si dans ces disciplines académiques nous sommes sans doute plus à même de comprendre les détails d’un document (statistiques utilisées, subtiles différences entre théories concurrentes, références sollicitées), nous avons (heureusement !) d’autres centres d’intérêt, et donc d’autres connaissances qui nous permettent de travailler dans d’autres domaines que ceux étudiés[22] sur les bancs de la fac. Et quand bien même recevrions-nous un projet pour lequel nous n’avons à priori aucune connaissance[23] – un mémoire de mathématiques ou de physique des particules, une thèse en psychanalyse – nous ne pensons pas n’avoir "rien à dire" pour autant ! En cela nous espérons vous convaincre de l’intérêt de travailler avec nous.

Comme nous pensons qu’il n’y a pas plus injuste que la soi-disant pure loi du marché, les tarifs que nous proposons sont à discuter au cas par cas[24], et cela non pas dans un objectif d’optimisation, mais de cohérence avec nos valeurs.

[1] Ne prenons pas le risque de faire croire à nos lecteurs que nous nous considérons comme des experts, ceux qui savent mieux que les autres – par leur titre ou leur expérience –, ceux qui possèdent une connaissance objective que les profanes n’auraient pas. Non, nous on discute, nous n’imposons rien. D’ailleurs le ton péremptoire de la phrase précédente n’est contradictoire qu’en apparence : notre méthode consiste à vous affirmer un point de vue (provisoire), et non à l’imposer.

[2] L’agencement du terme "cabinet" avec une activité libérale nous évoque trop l’aspect lucratif de notre démarche. Pour autant nous aimons ce terme et l’employons d’ailleurs pour nous représenter comme Cabinet d’éthikmologie. Le cabinet c’est avant tout un lieu : un lieu sombre où l’on punit les enfants, un bureau, une bibliothèque, un lieu où l’on consulte un avocat ou un médecin à l’abri des regards, un lieu d’aisance, siège de nos besoins honteux. De toutes ces histoires possibles – oui, des histoires, car un mot a toujours plusieurs origines construites selon des fins particulières (autrement dit il n’y a pas "vraiment" d’origine), nous en retiendrons le lieu métaphorique, l’image du moment où l’on réfléchit, où l’on prend du recul distancié sur le monde (sans s’en retirer pour autant) et où l’on travaille à construire ce qui n’est pas encore public, qu’on se livre aux études ou qu’on étudie des livres. Nous préférons raconter l’histoire où nous sommes "à l’aise" (sans pour autant faire référence à la scatologie – sauf quand cette image est appropriée, mais ici elle ne l’est pas), tout en prenant le risque inconfortable de la discussion qui implique selon nous une disposition à changer d’avis.

[3] Et pourquoi pas « coaching » tant qu’on y est ?!

[4] Service… nous ne sommes pas "au service de", dans le/un sens étymologique (servitium) de servitude, d’esclavage, ou même d’obligation envers une divinité quelconque… ni dans le sens utilitariste du service à vaisselle – la petite cuillère pour le sucre, la tasse comme récipient, la soucoupe pour protéger la nappe. Nous ne sommes pas non plus prêts à tout faire pour que le client soit satisfait. D’ailleurs c’est un terme qui est bien trop économiciste à notre goût (service minimum, service compris, escalier de service, libre service, service écosystémique) ! Dommage. Il aurait pu être beau ce terme… Cela se discute, mais ici dans ce contexte, nous voulons justement éviter toute confusion : le client n’est pas roi.
D’ailleurs nous aurions dû proposer un autre terme, non ?
Pour "client" ou pour "roi" ?
Je pensais à un monde sans client ni roi…
Et si on utilisait une autre histoire du service ? Dans les sports de raquette, c’est par un service que débute un échange avec son partenaire de jeu. Ce vocabulaire te plaît-il ? « Chers partenaires, nous vous proposons nos services pour entamer un échange… »
Mouais… n’empêche que dans ces sports, le but d’un échange n’est pas de construire ensemble, mais de battre le partenaire
En effet. Nous resterons donc sur la notion de "travail".
Jeu, Set, et Match !

[5] N’est-ce pas un peu prétentieux de parler de création ?
Il faut bien prétendre des "trucs", non ? Sinon, à quoi bon proposer quoi que ce soit ? Créer, donner l’existence à quelque chose. Soyons prétentieux !

[6] Nous n’avons pas l’intention de vous infliger une bonne correction après la correction de vos copies, ni de vous faire adopter une certaine correction dans votre expression.
On va déjà bien trop loin comme ça pour un texte de communication : trop long, trop de digressions, trop de liens "non efficaces" ! Elle est bien belle ta prose, mais c’est un texte de communication, et non un recueil de poésie ! Nous ne sommes pas non plus obligés, à l’inverse, de sombrer dans la facilité en mobilisant de manière autoritaire l’étymologie. Tiens, d’ailleurs, c’est cela qu’on devrait dire, que nous n’avons pas un rapport autoritaire aux définitions et à l’histoire des mots. Ici je pourrais te répondre que corriger vient du latin corrigere composé de cum (« avec ») et de regere (« diriger »), soit littéralement « diriger avec ». Mais il faudrait surtout faire comprendre que si nous mobilisons cette étymologie, c’est qu’elle argumente le propos, c’est une histoire qui illustre l’image que nous ne voulons pas endosser, celle du maître d’école, celle de l’expert, celui qui juge du vrai et du faux sans relativiser ce jugement. Dit autrement, l’origine latine corrigere de corriger n’est vraie que parce qu’elle est intéressante à mobiliser.
Cette autre histoire m’a beaucoup plu… je dirais même que tu m’as convaincu : adieu la communication !

[7] Ce mot n’existe pas dans notre référence, le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.
Oui, mais il existe dans le Wiktionnaire !
Comme un wiki mais pour un dictionnaire ? C’est marrant, ils ont oublié le 'i' de 'wiki'… ils l’ont écrit trop "wikiwiki" (rapidement, en hawaïen). Il faudrait peut-être indiquer notre bibliographie de référence ? Ou un texte donnant à comprendre notre rapport aux sources ?
Si on commence à vouloir tout faire comprendre, on ne va pas s’en sortir dans ce petit texte de présentation. Ça va être long… Il faudrait rajouter que, que ce soit le CNRTL, Wikipédia ou Céline Dion, peu importe tant que cela sert le propos (là nous pourrions – peut-être – envisager le service) et que cela soit justifié.

[8] Il est tellement dommage qu’un si joli mot (se projeter – c’est beau) soit devenu quasiment impossible à utiliser sans hérisser le poil de tous ceux à qui on impose sans arrêt de répondre à des "appels à projets" sous peine de ne pas être financés dans une société des professionnels – ou plutôt des pro', de ceux qui tirent avant tout des revenus. Un projet, c’est avant tout ce vers quoi l’on tend.

[9] Et pourquoi pas « consulting » tant qu’on y est ?!

[10] Cette "fibre" biologisante n’est pas dans notre "ADN" : servir de "cocon" pour de "jeunes pousses" afin de faire "germer" dans leurs "cerveaux" des "tempêtes" d’idées ne nous paraît pas très… "naturel".
Ça m’évoque des cerveaux dans des cuves qui reçoivent des stimuli envoyés par un ordinateur. Comme l’expérience de pensée très biologisante (c’est déjà drôle, une expérience dont on précise qu’elle est de la pensée. Parce qu’il existerait des expériences qui ne sont pas de l’ordre de la pensée ?) d’Hilary Putnam. Mais on divague… même si ce n’est pas inintéressant de juger les métaphores dans ce qu’elles évoquent.

[11] Mais, on aime ou on n’aime pas l’entrepreneuriat ?
On n’aime pas.
Et pourtant, nous sommes entrepreneurs.
Et je mange des petits pois. Pourtant, je n’aime pas ça.
C’est bien dommage ! Pour être rassasié, tu pourrais manger autre chose…
Mais pour pouvoir m’acheter d’autres aliments, je ne peux pas faire "autre chose" qu’être entrepreneur.
Je veux bien céder au compromis en qualifiant notre travail d’ "alimentaire".
La compromission a le même goût de mollesse sucrée que le petit pois (comme quoi, les goûts et les couleurs sont hautement politiques). Non, nous sommes plutôt "issus" d’une culture du service public, du travail commun, et je défends que nous entreprenons un travail singulier qui, dans notre société, est encouragé sous la forme de l’entrepreneuriat.
Ok ! Mais je ne crois pas que la singularité soit encouragée par l’entrepreneuriat. L’individualisme oui, mais pris dans des normes, des manières de faire habituelles. Tentons "l’entrepreneuriat singulier" !

[12] L’élite, comme une caste supérieure sélectionnée selon des critères innés ?

[13] … plutôt dans le sens rapproché de l’étymologie d’élire, le choix du meilleur. Co, ensemble, co-llectivement, le meilleur ensemble et pour tous : co-élitaire !

[14]Je ne suis pas si convaincu… Pour qu’il y ait science, ne faut-il pas que la connaissance soit rendue publique pour qu’elle soit à son tour soumise à la critique ? Si oui (et je le défends), quel sens donner à une discussion d’ordre privée ?
… notre contribution ne sera peut-être pas d’ordre scientifique ! Même si nous avons un penchant pour la connaissance publique.

[15] Et on fait comment lorsque ces règles admettent plusieurs formes comme non fautives ? Par exemple, depuis la réforme de 1990 il y a deux orthographes : la "Nouvelle Orthographe" et l’orthographe "traditionnelle"… on fait quoi lorsqu’on se retrouve devant « ognon » ou « à minima », sachant qu’ils peuvent aussi s’écrire « oignon » et « a minima » ?
On pointe le fait que les différentes formes n’ont pas les mêmes implications, qu’il y a un choix à faire et que ce choix se justifie.
Tu peux justifier un choix entre « ognon » et « oignon », toi ?
Même ce choix peut être raisonné. La forme « ognon » n’est peut-être pas très répandue, mais elle marque une volonté de mettre en adéquation les langues parlée et orale (vu qu’on ne prononce pas le « i »), ce qui faciliterait l’apprentissage de la langue et sa pratique en diminuant le nombre d’exceptions. Adopter cette orthographe participe donc d’un effort pour faire évoluer la langue dans ce sens.
Et pour « à minima », il s’agit de choisir si l’on veut (ou non, ce qui est plutôt notre cas) affirmer un certain traditionalisme ou utiliser le prestige savant des latinismes.

[16] Quand bien même nous aurions le triple, cela ne nous permettrait pas d’utiliser cette information comme argument d’autorité.
Et donc on ne le dit pas ?
C’est toujours gênant de jouer le jeu des diplômes.
Sinon on le barre ? C’est fourbe !
Ou intelligent ?
Ça en devient prétentieux.
On n'a pas un commentaire sur la prétention ?
Si, mais vu la longueur des commentaires, soit ils sont déjà allés voir la concurrence, soit ils ont déjà oublié.
Mais on les laisse les commentaires finalement ? Ça fait pas un peu "sans fin", les types qui aiment se voir parler, de la réflexivité qui empêche de s’ancrer, de se fixer un moment pour pouvoir avancer ?
On a les diplômes qui attestent qu’on arrive bien à rendre des textes finis.
Ah oui. Laissons donc le texte barré alors.

[17] Heuristique, « qui sert la découverte »… lever les voiles de la nature préexistante… ce n’est pas "vraiment" notre tasse de thé.
Et "intéressant" c’est un peu vague comme terme… J’aurais bien proposé "fertile", mais c’est trop naturalisant. Cette "fibre" biologisante n’est pas dans notre "ADN" : servir de "cocon" pour de "jeu …
Tu l’as déjà dit ça.
La répétition n’a jamais fait de mal à la compréhension.
Je te l’accorde ! Ce qui est important, ce qui est digne d’intérêt, ce qui retient l’intelligence et l’attention mérite d’être répété. Ce qui est donc intéressant !

[18] Si les partages disciplinaires existent bel et bien, nous ne croyons pas en une différence de "nature" quelconque entre différents types de disciplines, en tout cas pas ceux qui mobilisent les discriminations dichotomiques habituelles : il n’y a pas de sciences moins expérimentales que d’autres, pas de sciences inhumaines, ni de sciences plus ou moins dures ou molles. L’atome, la cellule, la société, le constructivisme sont tous des concepts ni plus ni moins abstraits. La cohérence d’une argumentation jouant sur le sens des mots est tout aussi rigoureuse qu’une argumentation écrite en langage formel. Le réalisme et l’existentialisme ne sont ni plus ni moins concrets qu’un compas, un tas de cailloux ou une chèvre. L’atmosphère n’est pas moins humaine que les ordinateurs sont naturels.

[19] Arbitraire dans le sens du jugement oui, mais on risque de nous prendre pour des correcteurs, ce que nous voulons éviter…
Subjectif, comme quelque chose qui ne concerne que nous-même ?
Ou singulier ! Ce qui ne concerne que nous-même, ce qui n’est pas représentable, ce qui ne se discute pas est, par définition, peu intéressant pour la discussion. Nous savons argumenter notre point de vue singulier, nous pouvons en rendre compte, l’exposer à la critique.

[20] "Certainement" et "bien sûr". Ça fait pas mal de "certitude" tout ça…
Oui mais c’est une certitude toute relative soumise à la critique. Voilà notre constructivisme ! Mais ça on n'a vraiment pas le temps de l’expliquer. Expliquer que c’est par l’affirmation qu’on améliore nos projections, une affirmation argumentée et soumise à la critique qui n’est pas à confondre avec une certitude absolument universelle, celle qui s’applique à tous, à tout, à l’univers même !

[21] On leur dit ou on leur dit pas qu’on est blindé de licence en EPS, masters en écologie, doctorat en philosophie des sciences et science de l’information et de la communication ?
À ce compte-là, on pourrait aussi leur parler des articles qu’on a publiés dans des revues scientifiques !
Faire le jeu des titres, des années de formation et de l’autorité de l’expert serait sans doute incohérent par rapport à la définition de la science que nous avons exposée dans le texte. Et comme on prétend juger de la cohérence d’un discours, on ne peut pas se le permettre. Ou alors, au nom de l’humour peut-être ?

[22] Oui mais nous avons quand même une discipline : le constructivisme, ou une éthique de la discussion.
Ou encore plus singulièrement ici, l’éthikmologie ! Avec une éthique devenue éthik, Krrément moins autoritaire que l’éthique qui n’a pas le caractère d’une police…
… tout en prêtant attention à la police d’écriture, élégamment définie par Wikipédia comme étant la « représentation de l’ensemble des caractères d’un langage, complet et cohérent ».

[23] C’est un abus de langage : peut-on imaginer n’avoir « aucune connaissance » concernant un sujet ?
Bah, vu qu’on a détaillé nos diplômes plus haut et qu’on donne des exemples juste après, les lecteurs comprendront bien ce qu’on veut dire. L’important est de faire comprendre que même sans connaissances "techniques" sur un sujet, on peut quand même discuter du texte et participer à son amélioration.

[24] De "gré à gré", quoi… comme sur les marchés ?
C’est ça : nous sommes des entrepreneurs, ne l’oublie pas !